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mardi 27 novembre 2007

Quel est ce 1 % qui diffère l’homme et le chimpanzé ?

L’homme et le chimpanzé ont en commun 99% de leur patrimoine génétique. Comment expliquer alors qu’ils soient si différents ? On pensait déjà que les parties non codantes de l’ADN, les « introns » pouvaient apporter une grande partie de la réponse. Des chercheurs de l’Université de Toronto ont apporté une nouvelle hypothèse : et si un même gène codait pour deux protéines différentes selon l’espèce ?

Lors de l’épissage de l’ARN, c’est-à-dire la transcription de l’ARN pré-messager en ARN messager, les régions non-codantes appelées « introns » sont éliminées. Lors de cette étape, il arrive que certaines sections codantes appelées « exons » soient également éliminées. On appelle ce phénomène « l’épissage alternatif ». Ce processus concernerait 60% de nos gènes et permettrait d’augmenter la diversité des protéines. Ainsi, à partir d’un fragment d’ADN, on obtiendrait plusieurs types d’ARN, donc plusieurs types de protéines.
Les chercheurs canadiens ont justement observé que ces modalités d’épissage alternatif diffèrent chez les deux espèces.
Par exemple, l’épissage de l’ARN du gène GST2, impliqué dans le stress oxydatif, conduit à la synthèse d’une protéine plus stable chez le singe que chez l’homme. Ainsi, avec le même gène GST2, les singes seraient plus résistants que nous au stress oxydatif.

D’après un article lu dans le Quotidien du Médecin

Calarco et J, coll, « Genes and Development », édition en ligne avancée
Voir aussi "L'épissage" sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pissage

mardi 7 août 2007

Et si l’ADN ne dictait pas tout ?

« Génétiquement indéterminé ». Le vivant auto-organisé.
Coordination éditoriale de Sylvie Pouteau.

Le séquençage complet du génome humain a été un énorme pas dans la recherche en génétique. Mais les nombreuses questions autour de la biologie de l’être humain restent entières. En effet, l’idée de programme génétique est-elle encore compatible avec l’avancée des nos connaissances ? Si l’ADN participe à la fabrication de l’individu, il n’est pas seul responsable : les autres constituants de l’organisme ou de son environnement jouent un rôle décisif. Comment l’ensemble de ces paramètres s’articule-t-il ?

Ce livre des Editions QUAE semble passionnant.
Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

mercredi 6 juin 2007

Des vaches allégées

Sciences sans conscience, n'est que ruine de l'âme... C'est ce qui me vient à l'esprit quand j'apprends ce qui nous attend dans les années à venir en ce qui concerne l'utilisation sans précaution d'OGM.
Dernièrement, la découverte de lait de vache allégé en matières grasses, "par hasard", suscite de l'intéret... Ainsi, la firme qui a fait cette découverte espère commercialiser en 2011 le premier troupeau de vaches productrice de lait allégé et de beurre à tartiner.
En effet, les descendants de la vache portant ce gène eux aussi produisent du lait allégé. Preuve que la transmission génétique est à caractère dominant.
Encore faut-il étudier de manière sérieuse l'impact sur le consommateur, avant de commercialiser vaches et lait...