vendredi 31 octobre 2008

Le voyageur audacieux du centre de la Terre

Lorsque j’étais en Maîtrise de Biologie, j’étais fascinée par les cours de M. Forterre sur les organismes extrêmophiles, ces bactéries (ou Archaea) qui vivent dans des conditions extrêmes, comme celles vivant dans les profondeurs des océans près des cheminées hydrothermales, dans les glaces de l’antarctique ou près des sources chaudes sulfureuses.

Dylan Chivian et son équipe de Lawrence Berkeley Natural Laboratory ont découvert cette fois, au fond d’une mine d’or, à une profondeur de 2.8 kilomètres, une bactérie capable de vivre dans un environnement exclusivement minéral.

Baptisé Candidatus Desulforudis audaxviator, ce microbe semble tirer son énergie de la radioactivité présente dans la roche qui l’entoure. Il est capable de fixer le dioxyde de carbone et l’azote dissout dans l’eau pour fabriquer des sucres et des acides aminés nécessaires à son métabolisme et à sa reproduction.

Autrement dit, cet organisme semble s’autosuffire, il n’a pas besoin d’autres espèces pour vivre (En effet, même les colonies cellulaires qui vivent prés des sources hydrothermales, au fond des océans, dépendent de l'oxygène produit par le phytoplancton). Il est un écosystème à lui tout seul.

Candidatus Desulforudis audaxviator tient son nom du roman « Voyage au centre de la terre », dont voici un extrait : « Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels que l’ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de Juillet, voyageur audacieux (en latin : audax viator), et tu parviendras au centre de la Terre. »

Un élément supplémentaire pour envisager l’existence de vie sur une autre planète, telle que Mars.

Plus d’information : http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/322/5899/275

Je vous conseille aussi : Une présentation vidéo de M. Forterre, à l’Université de tous les savoirs, sur les extrêmophiles et les archaea : ici.

mercredi 11 juin 2008

Le web sémantique

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Une présentation intéressante du web sémantique trouvée sur le net.

vendredi 16 mai 2008

L’avenir d’Internet : un cycle de conférences

Mercredi dernier, un cycle de conférences sur l’avenir d’Internet a démarré à la Cité des Sciences et de l'Industrie (Paris). Animé par Joël de Rosnay, la conférence à laquelle j’ai pu assister, intitulée « L’Internet de 2030 » proposait un scénario tout à fait envisageable pour le devenir proche du web.

D’un Internet TIC (Technologies de l’information et de la communication), nous allons passer à un Internet TR (technologie de la relation). Les objets de notre quotidien pourront communiquer entre eux : télé, voiture, caméra, … Il y aura bientôt plus d’objets interconnectés (appelés ONS) que d’être humains : la pyramide prévoit 500 milliards d’objets interconnectés pour 5 milliards d’êtres humains connectés.

Le problème actuel est qu’il n’y a pas pour l’instant de législation pour ces ONS. Nous courrons à une atteinte à la vie privée et à de l'espionnage.

Une anecdote. Récemment, un magasin de vêtements avait intégré une puce dans les vêtements qui permettait de savoir lorsque le client revenait en portant ce vêtement. Une plainte a conduit ce magasin a stoppé la reconnaissance de la puce.

De même, au niveau de la biométrie et de la médecine, des micro puces implantées dans le corps humain pourront communiquer entre elles et envoyer des signaux en cas de détections de perturbations physiologiques. Mais on peut imaginer toutes sortes de dérives par rapport à l’exploitation de ces signaux (compagnie d’assurances).

En conclusion de cette présentation, Joël de Rosnay indiquait que l’on n’aurait plus besoin de se connecter à Internet, car nous serons déjà DANS Internet. Dans la matrice, en quelque sorte…

Après la bioéthique, nous nécessitons clairement de préparer une Infoéthique pour éviter toute sorte de dérives (atteinte à la vie privée, espionnage, clonage numérique, vol, ou « révisionnisme numérique ».

Ecoutez en ligne la présentation de Joël de Rosnay : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/v2/html/2007_2008/conferences/conference_369.htm

Le site Internet de Joël de Rosnay : http://csiweb2.cite-sciences.fr/derosnay/

Par ailleurs, si le sujet vous intéresse, j’avais pu assister à une conférence très intéressante de M. Richard Collin sur l’évolution du contenu (du web 2.0 à l’entreprise 2.0).

Voici cette présentation :

http://storage02.brainsonic.com/customers2/idc/20071211_cm/session_7/files/index.html

Des clés USB d’une autre galaxie

Nées de la rencontre entre Lucas Arts et un designer japonais Mimoco, ces clés USB tout à fait originales égaillent notre bureau et sont de vrais petits bijoux. On peut imaginer que les données sont transférées à la vitesse de la lumière...

Vous verrez une multitude de très jolies clés USB sur le site du designer : http://www.mimoco.com/mimobots/

mardi 19 février 2008

Les étranges soucoupes autour de Saturne

Ce sont les caméras de la sonde Cassini qui ont révélé au cours des étés 2006 et 2007 l’existence d’étranges satellites en forme de soucoupe volante autour de Saturne. Ces deux satellites, Pan et Atlas, sont situés dans les anneaux de Saturne et ont une forme singulière : on croirait voir de gigantesques bourrelets. D’une épaisseur de plusieurs kilomètres pour un diamètre de 30 kilomètres environ, ces satellites sont tout à fait étonnants.

Une équipe d’astrophysiciens du laboratoire AIM (CEA, Université Paris Diderot, CNRS), de l’Université de Cornell (Etats-Unis) et du Space Science Institute (Etats-Unis) a réussi à modéliser l’assemblage de ces bourrelets à l’aide de simulations numériques.
Ces simulations ont permis de comprendre comment ces satellites se sont formés. A l’origine, deux satellites plus ou moins sphériques, déjà existants dès la formation de l’anneau, auxquels se sont empilés des particules de glaces pris dans les anneaux de Saturne. Or ces particules de glace s’empilent à l’équateur des satellites et forment ainsi ces étranges bourrelets.

Pour plus d’informations, je vous conseille de visiter le site du CEA, car on peut y voir une animation très bien faite en 3D et entendre l’interview d’un planétologue, M. Charnoz.
http://www.cea.fr/le_cea/actualites/satellites_de_saturne_formation_des_planetes_e

mardi 27 novembre 2007

Quel est ce 1 % qui diffère l’homme et le chimpanzé ?

L’homme et le chimpanzé ont en commun 99% de leur patrimoine génétique. Comment expliquer alors qu’ils soient si différents ? On pensait déjà que les parties non codantes de l’ADN, les « introns » pouvaient apporter une grande partie de la réponse. Des chercheurs de l’Université de Toronto ont apporté une nouvelle hypothèse : et si un même gène codait pour deux protéines différentes selon l’espèce ?

Lors de l’épissage de l’ARN, c’est-à-dire la transcription de l’ARN pré-messager en ARN messager, les régions non-codantes appelées « introns » sont éliminées. Lors de cette étape, il arrive que certaines sections codantes appelées « exons » soient également éliminées. On appelle ce phénomène « l’épissage alternatif ». Ce processus concernerait 60% de nos gènes et permettrait d’augmenter la diversité des protéines. Ainsi, à partir d’un fragment d’ADN, on obtiendrait plusieurs types d’ARN, donc plusieurs types de protéines.
Les chercheurs canadiens ont justement observé que ces modalités d’épissage alternatif diffèrent chez les deux espèces.
Par exemple, l’épissage de l’ARN du gène GST2, impliqué dans le stress oxydatif, conduit à la synthèse d’une protéine plus stable chez le singe que chez l’homme. Ainsi, avec le même gène GST2, les singes seraient plus résistants que nous au stress oxydatif.

D’après un article lu dans le Quotidien du Médecin

Calarco et J, coll, « Genes and Development », édition en ligne avancée
Voir aussi "L'épissage" sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pissage

vendredi 26 octobre 2007

La machine à réaliser tous les vœux


Qui n’a pas rêvé de créer chez soi en un clin d’œil son propre radio-réveil customisé, son casse-noisette vert à pois rose ou sa machine à croissant ? Dans leur dernier ouvrage « La richesse révolutionnaire », deux futurologues américains envisagent de manière très sérieuse une machine domestique capable de créer tout ce que l’on désire. Dans l’idée, l’utilisateur pourrait indiquer à la machine ce qu’il souhaite (fonction, taille, matière) et la machine, telle une imprimante laser, projetterait les composants et la matière en trois dimensions. Un vrai petit génie !

Pour l’heure, le phénomène « fait maison » fonctionne déjà très bien : machine à pain ou à barba à papa, impression des photos, customisation des sacs à main… Un expert du Media Lab du MIT considère la « généralisation de ce genre d’usines personnelles comme inévitables ».

Les deux futurologues Alvin et Heidi Toffler n’en sont pas à leur premier essai visionnaire. Le Choc du futur (1970) et la Troisième Vague (1980), deux ouvrages clés, ont contribué à imaginer l’avènement de l’ère de l’information et les conséquences fondamentales du changement de paradigme associé, dans tous les domaines des activités humaines, sociales et économiques.

http://www.revolutionarywealth.com/?fa=booksexcerpt&first=1&name=rw